ENDEAVOR, UN INSTITUT AU COEUR DE L’ENTREPRENEURIAT AU BRÉSIL

L’Institut Endeavor est une organisation non gouvernementale qui identifie et rend viable desprojets entrepreneurs à fort potentiel de croissance au Brésil.

L’organisation brésilienne a été créée à partir d’un partenariat avec Endeavor Initiative Inc., une organisation internationale à but non lucratif qui promeut l’entrepreneuriat dans les pays en développement notamment au Mexique, en Argentine, au Chili, en Uruguay et au Brésil.

Endeavor, c’est quoi ?

Présent au Brésil depuis juin 2000, Endeavor a permis de créer plus de 10.000 emplois, en mettant en contact des entrepreneurs juniors avec plus de 400 grands mentors, les plus expérimentés du pays.

L’objectif principal de l’ONG est de transformer des idées visionnaires en entreprises innovatrices, profitables et durables augmentant ainsi la croissance économique et sociale du pays.

Les entrepreneurs du réseau Endeavor ont connu une croissance moyenne de 53% du chiffre d’affaires au cours des trois dernières années, ils emploient de la main-d’œuvre hautement qualifiée, et ont une performance très innovante dans leur domaine.

Du côté des entreprises

Les exemples de succès d’Endeavor inspirent de plus en plus d’autres entrepreneurs. Parmi ces réussites on trouve la société Arizona, qui offre des solutions high-tech pour le marketing des petites et moyennes entreprises, et qui croît à un taux annuel de 40%. L’entreprise TECSIS est aussi un bel exemple, puisque c’est aujourd’hui l’un des leaders mondiaux en production de générateurs d’énergie éolienne. Enfin la startup Gooc qui transforme les bâches recyclées en chaussures est un bel exemple d’entrepreneuriat social!

Du côté des mentors

Les mentors mettent leurs expériences professionnelles et pratiques au service des entrepreneurs :  Jorge Paulo Lemann, actionnaire d’InBev et Lojas Americanas; Emilio Odebrecht, l’entreprise de construction Norberto Odebrecht, Luiza Helena Trajano, de la chaîne de magasins « magazine Luiza » et Pedro Passos, au conseil d’administration de Natura.

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Les sites que vous devez connaître pour exporter au Brésil

 

https://www.formalites-export.com/seam-gefi/index.seam

http://www.lexportateur.com/upload/fic/20120724173859_Commentaires-certificats-d-origine-11.pdf

http://agriculture.gouv.fr/services-deconcentres

https://teleprocedures.franceagrimer.fr/Expadon/Login/Login.aspx?ReturnUrl=%2fexpadon%2fAccueil.aspx

http://www.cesam.org/fr/reseau/country/country.php?mode=query&country=22

http://www.cnccef.org

http://www.coface.com

http://stat.wto.org/TariffProfile/WSDBTariffPFView.aspx?Language=E&Country=BR

http://madb.europa.eu/madb/datasetPreviewFormATpubli.htm?datacat_id=AT&from=publi

http://www.receita.fazenda.gov.br/Grupo1/aduana.htm

http://www.douane.gouv.fr

https://pro.douane.gouv.fr

 

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LE GOUVERNEMENT BRÉSILIEN LANCE LE PROGRAMME STARTUP BRASIL

Start-up Brasil

Le gouvernement brésilien s’est engagé à investir 250 millions de dollars jusqu’en 2015 pour promouvoir l’innovation dans l’industrie et soutenir le développement de l’informatique et des nouvelles technologies de l’information.

Mesure phare : le programme Start-Up Brasil, destiné à faire du pays un pôle international d’innovation et de technologie.

Vous voulez tout savoir sur ce programme ?

Regardez cette video publiée sur le site de Globo. C’est un très bon exercice pour vous faire réviser vos bases de portugais.

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Devenez revendeur de la solution de téléphonie 4T Smartphone

Appelez le monde entier à partir de votre Smartphone .
Des prix à la seconde les plus bas du marché. (liste de prix)
et gagnez de l’argent en devenant revendeur de nos solutions.
A qui s’adresse ce programme distributeur ?
Vous avez une expérience de vente et de formation ?
Vous souhaitez commercialiser l’offre sur un pays ou une région.
Si vous répondez oui à toutes ces questions, alors ce programme s’adresse  vous !
Y a t’il un droit d’entrée ou des obligations ?
C’est une adhésion sans contraintes :
Pas de droit d’entrée : devenir revendeur de la solution de téléphonie 4T est gratuit, aucun frais de démarrage n’est demandé
Pas de stock à constituer : vous n’avez aucun abonnement à acheter au préalable. C’est une application en ligne, il n’y a pas de stock !
Pas d’obligation de volume de vente pour être revendeur de la solution de téléphonie 4T.
Pourquoi une telle organisation ?
C’est bien simple : nous souhaitons nous concentrer sur notre métier, et nous appuyer sur des revendeurs qui se concentrent sur le leur.
Ainsi, vous faites le commercial et le support de premier niveau pour le client (problèmes informatiques, formation aux outils, etc.), nous opérons le service en ligne, faisons évoluer les produits, et répondons au support de niveau 2 (gestion technique, anomalies, etc.).
A vous de saisir l’occasion pour vendre la téléphonie 4T et former vos clients pour qu’ils deviennent à leur tour revendeur .
Une mise en place très rapide
Notre programme revendeur est simple et vous pouvez commencer à gagner de l’argent tout de suite.
Nous vous créons un compte revendeur et nous vous fournissons un login et mot de passe (que vous pouvez changer),
Lorsque vous vous connectez à votre compte revendeur: http://yep.it/4T
   – Vous aurez la possibilité de créer et gérer vos comptes clients.
   – Décidez si vos clients doivent être revendeur
      (Vous pourrez ainsi gagner de l’argent sur ​​le trafic généré par leurs clients)
    – Créer des listes de prix pour vos clients en appliquant les taux que vous voulez.
       De cette façon, vous pouvez décider de la marge que vous voulez faire.
       Vous pouvez créer des exceptions et des offres spéciales pour certaines destinations.
    – Gérer les comptes de vos clients, paramètres SIP, Num Tel,….
    – Votre interface revendeur à vos couleurs, votre Logo, entièrement en marque blanche.
Comment générer des revenus :
Nous vous fournissons une liste de prix des communications à la seconde.
A partir de cette liste vous pouvez créer pour vos client ou revendeurs une liste de prix avec un marge complémentaire.
Vos clients ou clients de vos revendeurs paieront les minutes avec vos prix, vous faites donc une marge sur toutes les communications.
exemple:
    La minute vers les mobiles d’Argentine  est de 0,16 EUR
    Vous décidez de prendre marge de 20% de votre client.
    Votre marge client pour l’Argentine mobile est 0,192 EUR (0,16 + 20%)
    Pour un appel de 5 minutes, nous vous facturerons 0,80 EUR et nous allons demander à votre client 0,96 EUR.
     votre profit pour cet appel est de 0,16 EUR.
avantages:
    Vous êtes libre de choisir vos propres tarifs pour vos clients, vous pouvez définir les marges pour chaque destination
    Vous pouvez faire différents ratelists pour différents clients
    Vous pouvez choisir une marge fixe (par ex. 10% sur toutes les destinations) ou faire des listes personnalisées
    Vous pouvez choisir le montant min par minute que vous souhaitez gagner
    Vous décidez de l’incrément de facturation pour vos clients
    Vos clients peuvent aussi être des revendeurs et créer leurs propres comptes clients.
    Vous gagnerez votre marge de profit aussi sur ​​ces appels
    L’administration de votre système de revente est séparé de la page de connexion pour vos clients
Comment gérer les paiements :
Votre client vous demande une recharge de xx€, vous facturez ce montant à votre client qui va sur
     votre compte bancaire.
Vous créditez votre client du montant sur votre page d’administration.C’est vous qui gérez les crédits sur
     le compte de vos clients.
Il n’y a pas de système de paiement automatique.Vous gérez des crédits .
Nous faisons de même vis à vis de vous , ainsi la marge restera sur votre compte personnel ou société.
Dans l’exemple précédent si votre client vous a demandé une recharge de 10€ que vous avez facturé et reçu sur votre compte bancaire.
Virtuellement après la communication en Argentine:
Votre compte = 10 – 0,80 = 9,20 €
Votre client    =  10 – 0,96 = 9,04 € , vous avez bien 0,16€ de marge sur votre compte bancaire.
Quels sont les outils de gestion ?
Vous disposez d’un accès à une interface de gestion de votre compte revendeur.
Elle vous permet de créer vos clients , vos revendeurs, vos listes de prix.
Comment postuler ?
C’est très rapide !
Dans la barre de menu, il vous suffit de cliquer sur « Créer un Compte ».
Vous nous fournissez vos coordonnées.
Votre compte sera ouvert sous 24H.
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TRANSPORTS – Le TGV Rio-São Paulo verra-t-il le bout du tunnel ?

Cela fait déjà longtemps que le « trem-bala » entre les deux villes les plus importantes du Brésil est considéré comme un « serpent de mer ». Et ce dernier vient d’être de nouveau alimenté lundi par la décision du ministre des Transports de reporter d’un an la clôture de son appel d’offres pour la construction de la ligne.

Un an de plus. C’est le temps qu’il faudra attendre avant de connaître l’entreprise qui pourra enfin se lancer dans la construction de la ligne de train à grande vitesse (TGV) entre Rio et São Paulo. Le ministre des Transports, César Borges, a annoncé lundi le report de la clôture de l’appel d’offres qui devait avoir lieu vendredi, a rapporté l’agence de presse Agência Brasil. Le vainqueur devait être connu à l’origine le 19 septembre prochain.

En cause, la candidature assurée d’un seul participant, le Français Alstom. Les autres concurrents, l’Espagnol Renfe et l’Allemand Siemens, ont demandé plus de temps au gouvernement brésilien afin de former des partenariats. Ce dernier a cependant promis dans la foulée que cet ajournement, le troisième depuis 2010, ne remettait pas en cause la volonté d’un lancement commercial de la ligne de TGV pour juin 2020.

Les JO n’auront pas leur TGV
De l’eau a coulé sous les ponts depuis trois ans, lorsque l’objectif était de débuter les travaux début 2012 et de boucler le projet pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016. Le premier report d’appel d’offres, fin 2010, avait déjà eu lieu à la demande des entreprises, mais plus aucune ne s’était finalement montrée intéressée lors de la deuxième date proposée à l’été 2011. Alors depuis, le processus a été divisé en deux étapes : la première consiste à définir l’opérateur de la ligne et la technologie utilisée tandis que la seconde concerne l’infrastructure du projet.

« Nous ne reportons pas parce que l’appel d’offres n’est pas attractif, au contraire, il l’est tellement que plus d’entreprises souhaitent y participer et nous leur en offrons ainsi l’opportunité », a expliqué auprès d’Agência Brasil Bernardo Figueiredo, président d’EPL (Empresa de planejamento e logística), l’organisme qui gère le planning et la logistique du projet. Cependant, ce dernier tablait la semaine dernière sur un report de 90 jours et non d’un an, selon O Globo.

En échange de cet ajournement, Renfe et Siemens ont dû promettre d’être bien présents l’an prochain lors de la date fatidique. César Borges espère aussi attirer d’autres concurrents coréens et japonais d’ici là. Ce projet phare, qui date déjà du gouvernement Lula, est évalué à environ 30 milliards de reais et permettrait de mettre São Paulo – avec Campinas pour terminus et chaque aéroport desservi – à 1h30 de Rio, désengorgeant routes et aéroports pour un prix « abordable ».

De nombreux autres problèmes sur la table
Reste que beaucoup de choses resteront encore à régler ensuite. Outre la difficulté du tracé à affronter (des montagnes à foison donc beaucoup de tunnels à creuser) qui pourrait bien faire exploser le budget et un grand public, peu habitué au train et très sensible aux grands projets coûteux en ce moment, à convaincre, de vieilles affaires de corruption viennent pimenter le tout.

Les Echos rappelaient lundi que d’un côté Siemens avait avoué avoir « orchestré une entente cordiale entre une dizaine d’entreprises, dont Alstom, pour se partager des contrats d’équipements ferroviaires » au Brésil et de l’autre, Alstom, encore lui, était soupçonné par la justice locale « d’avoir versé des pots-de-vin pour décrocher des contrats dans le cadre de l’extension du métro de São Paulo » entre 1995 et 2003. S’il nie les faits reprochés, cela n’est tout de même pas de très bon augure pour le groupe industriel français qui n’a remporté qu’un seul marché de TGV à l’étranger, celui du Maroc en 2010.

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EXPERTISE – Travailler au Brésil, gare aux désillusions!

Frédéric Ronflard, directeur du cabinet de recrutement Robert Walters Brésil, est spécialiste des questions d’emploi dans le domaine de la finance. Il connait bien le marché brésilien ainsi que les habitudes locales du monde du travail. Pour Lepetitjournal.com, il dresse le portrait de la situation actuelle et délivre ses conseils aux candidats au « rêve brésilien ».

Lepetitjournal.com – On parle beaucoup du « miracle économique » et de « l’eldorado brésilien ». D’après vous, est-il facile de trouver un emploi au Brésil quand on est étranger ? 
Frédéric Ronflard - Pour les étrangers qui arrivent au Brésil sans avoir de visa et sans maîtriser un minimum de portugais, la recherche d’emploi vire souvent au cauchemar. J’ai rencontré beaucoup de jeunes Européens issus des grandes écoles mais qui, sans visa de travail, ne trouvaient pas d’emploi. 
En deux ans, je n’ai vu qu’une seule personne étrangère, encore une fois sans visa, trouver un emploi au Brésil. Pour ces candidats, je ne suis vraiment pas optimiste. Les gens viennent avec l’espoir de trouver facilement un emploi et d’obtenir, par la suite, un visa de travail mais la réalité est très différente. Il y a énormément de désillusions.

N’oublions pas que le Brésil reste un pays très fermé, qu’il y a beaucoup de mesures protectionnistes et que la langue, moins pratiquée par les Européens que l’anglais ou l’espagnol, est une difficulté supplémentaire. Le Brésil, tant que nous n’y sommes pas, cela reste vraiment du domaine du mythe et du fantasme.

Face à ces difficultés, quels conseils donneriez-vous à des candidats très motivés pour venir s’y installer?
Il faut chercher du travail en France, tout en mettant en avant un intérêt pour le Brésil. Il est plus facile de se faire expatrier par une entreprise que de décrocher un contrat local en venant directement sur place. D’autre part, en France, il y aura moins de candidats prêts à partir au Brésil que, par exemple, pour les Etats-Unis. Cela s’explique par la barrière linguistique, mais aussi par les craintes liées à l’insécurité en Amérique du Sud.

 J’ai récemment eu l’exemple d’une jeune femme qui travaillait dans le luxe et souhaitait venir au Brésil. Je lui ai conseillé de ne pas démarcher sur place mais de s’entretenir avec des sociétés françaises ou internationales à Paris. Elle a finalement trouvé une entreprise qui avait besoin de quelqu’un de motivé pour partir au Brésil.

De manière plus générale, comment se déroule la recherche d’emploi ?
Les sites internet jouent un rôle moins important qu’en France. Par exemple, il n’y a pas d’équivalent de Cadremploi.fr. Il y a des sites qui y ressemblent mais qui sont souvent payants et moins bien organisés.

 En revanche, les réseaux sociaux comme Facebook ou Linkedin fonctionnent très bien au Brésil. Il faut cependant oublier Viadeo, quasiment inexistant ici.

 Concernant les réseaux des écoles, il n’y a pas ici de culture de groupes d’anciens élèves. Ce qui rend d’ailleurs très difficile le travail des chasseurs de tête. Le marché de l’emploi fonctionne encore avec des réseaux très informels.

En observant les processus de recrutement, on peut avoir une bonne idée de la maturité du marché. Au Brésil, quand on veut recruter pour un poste, on commence par regarder dans son réseau interne si quelqu’un peut correspondre au profil recherché. C’est un comportement d’entreprise familiale. Ces réflexes vont évoluer petit à petit, mais c’est encore difficile à l’heure actuelle pour les étrangers.

Les entretiens d’embauche se passent-ils de la même manière qu’en France ?
Il y a certes moins de formalisme au Brésil, la frontière entre employeur et futur employé est moins importante qu’en France. Le ressenti de départ peut-être qu’il y a plus de spontanéité dans les relations professionnelles.

Cependant, il faut faire très attention à cette illusion de facilité. Il est vrai que les Brésiliens sont souvent plus ouverts, moins formels et moins résistants au changement. Cela ne signifie pas pour autant que les choses sont plus simples. Il ne faut pas se fier aux apparences. Il vaut mieux rester un peu strict plutôt que vouloir paraître trop décontracté.

Je me souviens d’un candidat qui s’est présenté au directeur d’une entreprise sans cravate et avec des lunettes de soleil sur la tête. Il n’a même pas eu le réflexe de les ranger quand il est entré. Je savais déjà qu’il n’allait pas être pris. Et je suis certain que ce candidat ne peut même pas imaginer que cela a joué en sa défaveur.

D’autre part, lors des entretiens d’embauche, les Brésiliens n’hésitent pas à parler d’argent. C’est moins tabou qu’en France. Ils en parlent parfois avant même de se fixer rendez-vous pour l’entretien.

Les aspirations des candidats européens et Brésiliens sont-elles identiques?
Non. Ils ont des comportements très différents. Les Européens sont très attentifs aux perspectives de développement personnel et aux évolutions de carrière que leur offre l’entreprise. Le salaire compte aussi mais il arrive qu’ils quittent un poste pour des motifs de confort personnel.

Les Brésiliens se préoccupent plus directement du salaire. Ils vont demander une augmentation de 50 ou 60% par rapport à leur fixe. Il y a de véritables bras de fer. C’est souvent d’ailleurs le point sur lequel échouent les négociations. Cela peut sembler choquant pour des étrangers, mais les Brésiliens ont l’habitude de tenir compte de l’inflation. Il ne faut pas oublier qu’il est d’ailleurs inscrit dans la loi que les salaires doivent augmenter tous les ans.

Comment travailler au quotidien avec les Brésiliens ?
La culture du management est très différente. En France, nous sommes dans l’échange, dans l’opposition, et dans le débat. Lors d’une réunion, il peut y avoir des échanges un peu vifs et, tout de suite après, les mêmes personnes vont aller prendre un café ou déjeuner ensemble.

Au Brésil, il faut faire très attention à ne pas offenser ses collaborateurs. C’est très complexe et il y a beaucoup plus de management en « face à face ». On ne fait pas passer les messages en public. Comme les Brésiliens ne disent jamais vraiment « non », il est difficile d’être certain d’avoir l’adhésion complète. On peut avoir l’impression que tout va bien et avoir de mauvaises surprises.

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Travailler au Brésil : un marché de l’emploi qui reste difficile pour les Français

Avec un taux de chômage proche du plus bas historique en 2012 (5,3%) et une pénurie de main-d’oeuvre qualifiée, pourquoi le marché de l’emploi au Brésil reste-t-il difficile pour les Français ? Entretien avec Frédéric Ronflard, Directeur de Robert Walters Brésil.

Aujourd’hui le Brésil : Avec un taux de 5,3% de chômage et une pénurie de main-d’oeuvre qualifiée, on peut penser que le Brésil est un marché accessible pour les étrangers ?

Frédéric Ronflard : On est toujours dans une pénurie de main-d’oeuvre, amplifiée par le fait que beaucoup de sociétés étrangères sont venues s’installer.
Il y a encore beaucoup de sociétés familiales et donc d’opportunités pour les étrangers de racheter des sociétés brésiliennes, pour mettre un pied au Brésil. D’ailleurs 2010 et 2011 ont été des années record d’acquisition. Ces sociétés assèchent le marché car elles prennent des profils qui sont adaptables à la culture internationale.

Mais ça n’est pas pour autant que ce marché profite aux étrangers et aux Français. Quand on a un fonds étranger qui s’installe en achetant une entité brésilienne familiale, il va placer quelqu’un de confiance en finance ou à la tête de la société qui a en général un profil international. Mais pour le reste, ce sont des recrutements locaux.

ALB : Quelles ont été les répercussions du ralentissement de l’économie brésilienne en 2012 dans votre secteur ?

Frédéric Ronflard : En 2008/2009, le Brésil a traversé une crise très courte. Il a été le dernier à rentrer et le premier à en sortir. Beaucoup de sociétés ont licencié trop vite parce que la croissance est revenue rapidement (+ 7,5% en 2010). Ce qui veut dire qu’au niveau de notre activité, l’année 2010 a été excellente car les entreprises ont été obligées de réembaucher. C’était une vraie bouilloire avec des salaires toujours à la hausse et des salariés qui passaient d’une société à l’autre.

Lorsque la crise a commencé, à partir d’octobre 2011, on a senti une forte baisse. Mais le marché se basant sur l’exemple de 2009, appuyé sur les effets d’annonce du gouvernement qui prévoyait 4,5% de croissance pour 2012, on a assisté à un réflexe plus conservateur au début, puis voyant que l’économie ne repartait pas, les entreprises ont fini par licencier de façon plus importante. Nous avons ressenti sur l’année 2012, une forte baisse de notre activité. Mais depuis le début de l’année 2013 on est dans une inversion de tendance.

L’année 2012 a modifié les comportements des gens, surtout au niveau des cadres haut niveau qui ont eu un comportement moins agressif par rapport à l’emploi. Ils acceptent des offres raisonnables, ne demandent plus jusqu’au double de salaire, restent plus longtemps dans les entreprises. C’est un comportement qui a du bon car il va assainir le marché.

ALB : Avez-vous déjà placé des candidats Français sur le marché brésilien ?

Frédéric Ronflard : En 3 ans on a placé un seul étranger qui n’avait pas de visa sur 300 placements. On n’a pas placé un seul Français sans visa et quelques uns qui avaient déjà le visa permanent.

Il faut comprendre la logique du marché de l’emploi brésilien. Dans le marketing par exemple, on a essayé de positioner un étranger qui avait son visa de travail, mais les sociétés préfèrent encore un candidat brésilien parce que ce qui va faire la différence c’est la connaissance du marché brésilien, l’approche comportementale vis à vis du client, y compris sur les ventes.

Dans les secteurs du juridique et du fiscal, le problème pour un étranger c’est que ce sont des discipline très locales accompagnées d’une grande complexité. Il en est de même pour les Ressources Humaines.

Par contre un financier à un bon niveau peut être étranger, dans un groupe international. Il en est de même sur l’IT aussi parce que la technicité passe toutes les frontières.

Quels sont les profils des personnes éligibles sur le marché du travail ?

Frédéric Ronflard : Il ne faut pas oublier que quand on est Français, que l’on vient de France sans visa ou expérience brésillienne, la concurrence est très forte car l’on va être confronté à plusieurs cas de figure :
- Le Français qui vit et a déjà travaillé au Brésil, qui possède un visa de travail. Le plus souvent ce sont des personnes qui sont venues dans le cadre d’une expatriation et qui n’ont pas voulu rentrer en France.
- Les Franco-Brésiliens qui ont fait leurs études au Brésil et qui trouveront aussi bien dans une société française que brésilienne.
- Les Brésiliens francophones qui ont toute leur place dans les sociétés françaises.

Quels conseils donneriez-vous pour quelqu’un qui veut travailler au Brésil ?

Frédéric Ronflard : Avoir un visa et parler portugais, c’est ce que je réponds à toutes les personnes qui viennent me voir pour travailler ici.

Pour venir au Brésil, il faut construire un projet dans le temps. Pour quelqu’un qui parle le portugais mais qui n’a pas de visa, il aura plus de sensibilité en vendant un projet à un groupe depuis la France. Ici, il sera en concurrence avec des Brésiliens ou des Français déjà installés au Brésil qui possèdent un visa permanent. Depuis la France il aura moins de concurrence.

Il faut venir en deux temps : cibler les groupes installés au Brésil, apprendre le portugais, faire quelques voyages au Brésil pour vérifier qu’on a vraiment quelque chose à apporter et enfin se faire expatrier au Brésil.

Quelqu’un qui n’a pas de visa, mais qui a déjà travaillé au Brésil et qui parle le portugais a quand même une chance, si c’est un financier, un directeur de société, un ingénieur ou encore une personne qui a une expérience en vente ou dans le « retail ».

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Approche comparative du management français et brésilien

Comment les entrepreneurs français et brésiliens réagissent à l’étranger ? Comment sont-ils perçus par les employés des deux pays ?

Elizabeth Borghino, nous livre quelques indices issus de son mémoireApproche comparative entre le management français et brésilien afin de favoriser la compréhension mutuelle de ces deux peuples.

Comme nous le savons la culture nationale du peuple brésilien a été construite à partir d’un métissage de colons venus des quatre coins de la planète amenant avec eux leurs valeurs historiques, politiques et sociales. Ce mélange de races a façonné le peuple brésilien devenant un peuple adaptable à toutes les situations mais aussi soumis et bureaucratique.

La France et le Brésil possèdent un indice très élevé de distance hiérarchiquequi démontre la facilité d’acceptation de l’inégalité des classes sociales ou de l’inaccessibilité des classes moyennes inférieures vers une ascension sociale. Ces pays possèdent une mentalité assez cloisonnée au niveau de la mobilité sociale, où la culture des réseaux sociaux est très encouragée.

Le contrôle de l’incertitude d’un pays est mesuré par le degré d’inquiétude de ses habitants face aux situations incertaines. En France, l’anxiété se manifeste par l’extériorisation des émotions et, en conséquence, par l’agressivité. Cette agressivité provoque des conflits et beaucoup de concurrence entre les personnes.

A l’inverse, il existe au Brésil un réel évitement des conflits entre les personnes et par conséquent, l’incertitude de l’avenir est mieux accepté, d’où les prises de risques et d’initiatives plus fréquentes. Si la France préfère se tourner vers des activités où le risque est limité avec une aptitude à la planification et au contrôle, le Brésil va de l’avant, sans anticipation et sans avoir besoin d’une gestion à long terme.

La dimension individualisme/collectivisme exprime le degré d’autonomie ou de solidarité envers un groupe. Dans la dimension collectiviste nous voyons la valorisation de l’esprit de groupe. Nous retrouvons ce type de mentalité dans les pays pauvres ou en voie de développement, comme c’est le cas du Brésil. La dimension individualiste se manifeste par le besoin d’avoir du temps pour sa vie personnelle et de la liberté dans le travail, comme nous pouvons voir dans la société française.

La dimension masculine/féminine se manifeste par une forte séparation des rôles de deux sexes dans les tâches de la vie quotidienne. Par exemple, en France, dimension plus féminine, nous observons une répartition plus équitable des tâches, avec un souci de la qualité de vie et de l’environnement. Les habitants travaillent pour vivre. Contrairement au Brésil, fort indice de masculinité, la croissance économique est plus importante que la qualité de vie. Les habitants vivent pour travailler.

Nous pouvons constater que la compétence interculturelle joue un rôle prépondérant dans la gestion des personnes à caractères multiculturels. Cette compétence est bien plus importante que la simple connaissance d’un secteur ou d’un domaine d’activité. L’utopie selon laquelle le monde convergerait vers un type de management unique et universel n’est donc pas envisageable.

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Le marché de l’emploi Brésilien

Patrick Hollard, Managing Director d’un des leaders mondiaux du recrutement de cadres confirmés présent en Amérique Latine, nous livre ses analyses dumarché de l’emploi brésilien et conseille les Français qui souhaitent travailler au Brésil. Un entretien exclusif pour My Little Brasil.

 

Quelle est l’activité de Michael Page International au Brésil ?

Notre activité consiste à recruter des talents pour le compte de nos entreprises clientes, qui sont pour moitié brésiliennes et pour moitié étrangères. Notre métier est fondamental, car ce qui fait la différence dans une entreprise, c’est l’individu. Nous cherchons à trouver une adéquation entre les besoins de l’entreprise et les cadres qui nous envoient leurs CV. Nous recevons des milliers de CV chaque semaine qui sont systématiquement intégrés à une base de données segmentée. Nous interviewons environ 100 000 candidats par an.

Quel est le profil du candidat qui décroche un emploi Brésil ?

Il n’existe pas de bons ou de mauvais candidats, seulement des personnes qui sont ou pas adaptés à une demande particulière. Michael Page Internationalau Brésil place environ 5000 cadres supérieurs par an, dont 95% de  Brésiliens. Les 5% d’étrangers que nous recrutons le sont souvent  pour des postes assez techniques qui acceptent par ailleurs de travailler en contrat local.

Quels sont les domaines qui recrutent le plus au Brésil?

Les ingénieurs sont très recherchés au Brésil, comme partout dans le monde. C’est une pénurie structurelle. Ici, on manque plus particulièrement de maîtres d’oeuvre dans la construction civile, les mines, la logistique. Les entreprises qui s’implantent dans la logistique au Brésil ont un vrai marché : on enregistre encore beaucoup de pertes entre la production des biens et leurconsommation. Pour l’anecdote, près de 40 % des réserves de soja sont détériorée avant même d’avoir été  acheminées jusqu’au port.

Par ailleurs, il y a des domaines dans lesquels la demande est actuellement faible mais qui ont des perspectives d’avenir. Le développement durable, laresponsabilité sociale sont des activités encore un peu ‘cosmétiques’ pour les entreprises implantées au Brésil. L’ergonomie dans le travail est un autre domaine qui fait ses débuts ici alors qu’on le voit en plein essor en France.

Quel est l’état des salaires au Brésil ?

La pénurie conjoncturelle de bons candidats et une forte demande en main d’oeuvre dans certains secteurs ont créé une inflation vertigineuse des salairesau Brésil. Par exemple, les marchés de l’énergie, de l’automobile et de laconstruction civile au Brésil absorbent chaque année bien plus que les 50 000 ingénieurs que forment les universités brésiliennes.

Aujourd’hui, sur le marché du pétrole, les expatriés français coûtent environ 10% de moins aux entreprises que ceux qui sont en contrat local. Du coup, lesgroupes français et européens éprouvent des difficultés à fidéliser leurs cadres qu’ils ne peuvent pas payer autant que le font certains groupes brésiliens.

Que conseillez-vous aux Français qui veulent venir travailler au Brésil ?

Tout comme le saut en hauteur, c’est vraiment l’effort supplémentaire  qui fait passer la barrière de l’emploi au Brésil. Pour moi, il faut savoir faire preuve devolonté, de flexibilité et de persévérance pour arriver à ses fins.

  • Premièrement, il faut bien se rendre compte que personne n’est attendu ici. Le Brésil est un pays qui nous remet à notre place : il faut avoir l’humilité de se dire que l’on rentre sur un marché très concurrentiel. On a beau avoir fait les plus grandes écoles, il n’y a aucune garantie d’un emploi à la clef. Il est donc important de se donner le temps nécessaire pour trouver ce que l’on cherche. Une grande ténacité est nécessaire pour décrocher un emploi au Brésil !
  • Ensuite, il  y a un avantage à savoir ce que l’on veut et à apporter unecompétence très spécifique sur le marché brésilien, mais il faut savoir être flexible sur les missions recherchées, car certains secteurs ne recrutent pas.
  • Troisièmement, il faut absolument apprendre le portugais, car sans cela, il est quasiment impossible de travailler au Brésil. Si l’on peut anticiper l’apprentissage du portugais, c’est mieux. Mais une fois sur place à São Paulo, des écoles de langue de qualité existent – l’Ifesp est une très bonne adresse !
  • Enfin, mon dernier conseil aux Français qui arrivent ici, c’est de démystifier le côté glamour du Brésil, car le carnaval, le football, la fête ne sont qu’une face du pays.  Il existe de nombreux revers de la médaille : galères administrativescoût de la vie, rythme effréné de São Paulo… On peut monter comme on peut descendre très vite au Brésil : les hauts et bas sont violents et on paye cash. Si on n’accepte pas ces aspects du pays, on ne pourra jamais s’y épanouir professionnellement.

Il y a bien un équilibre à trouver entre se sentir attendu sur le marché du travail et croire que la mission est absolument impossible…

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Parler le portugais, indispensable pour travailler au Brésil

Il n’est pas indispensable de parler couramment portugais, mais avoir un niveau intermédiaire est fortement conseillé pour se faire embaucher. En fait, ce qu’il est indispensable d’avoir est une connaissance de la réalité quotidienne du Brésil, acquise par un premier séjour en immersion.

Pourquoi parler portugais ?

Le portugais est d’abord un pre-requis à l’embauche, même dans les secteurs où la langue de communication est officiellement l’anglais (la finance, le consulting…) Car la communication, au quotidien, se fait en portugais. La maîtrise de la langue est donc pour l’entreprise une garantie d’une insertion sociale et professionnelle plus sûre et plus rapide. Elle réduit le risque inhérent au recrutement international.

La maîtrise du portugais témoigne d’une réelle motivation et volonté d’adaptation. J’ai reçu beaucoup d’étudiants ces dernières années et je me rends compte que São Paulo, par exemple, n’est pas fait pour tout le monde. Car on y travaille beaucoup, le rythme est soutenu. Certains décrochent vite, peu habitués ou peu motivés. D’autres ont du mal avec une culture professionnelle différente, portée vers l’émotion/l’affectif. Si l’on n’a pas une capacité ou une volonté de compréhension et d’adaptation, on perd tout ce qu’il y a de positif et constructif dans la relation professionnelle.

C’est pour toutes ces raisons que la maîtrise du portugais me semble important, pour toutes les différences culturelles que la langue permet de comprendre, sinon d’accepter, qui ne sont ni expliquées, ni explicites.

Comment apprendre le portugais ?

Le conseil que je donne à tous les professionnels qui souhaitent vivre et travailler au Brésil, mais ne dominent pas encore le portugais et qui n’ont pas la possibilité ou l’opportunité de passer six mois ou un an au Brésil est le suivant : venez 3 mois en immersion totale au Brésil pour apprendre la langue, faire des contacts et sentir le pays. 

1) Prenez des cours intensifs de portugais au Brésil pour être au contact quotidien avec la langue (en 3 mois vous repartirez avec un niveau intermédiaire);2) Faites sur place le tour des institutions, entreprises, personnes-clés, en somme faites-vous voir et entendre;

3) Sentez le pays, la ville, la population, la culture, les normes informelles de comportement.

En 3 mois, vous apprendrez la langue, découvrirez la réalité des grandes villes brésiliennes et structurerez ou consoliderez sur place votre réseau.

 


Last but not least

 

Conseil 1, l’immersion linguistique :à São Paulo, nous avons monté un cours spécifique pour les nouveaux expatriés, sous la forme de cours particuliers intensifs de portugais du Brésil.

Conseil 2, acquérir une première expérience professionnelle dans une grande ville : nous accueillons à l’IFESP de futurs diplômés ou jeunes diplômés en recherche d’opportunités au Brésil. Nous échangeons une mission ponctuelle contre une aide au placement en entreprises. Il s’agit donc d’une opportunité pour connaître des Brésiliens et un milieu professionnel brésilien (70% de l’équipe de l’IFESP), parler et entendre parler portugais, apprendre le portugais de manière intensive et surtout se faire un réseau en ayant accès direct à un réseau de contacts qualifiés. C’est sympa, ludique et tout le monde y gagne.

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